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Faire de l’autonomie alimentaire une priorité pour l’Est de la Montérégie

À l’approche de la campagne électorale québécoise, il est essentiel de rappeler le rôle stratégique que joue l’Est de la Montérégie dans l’agriculture québécoise et l’alimentation de la population. Première région agricole du Québec, la Montérégie constitue un moteur économique majeur et un acteur incontournable de notre autonomie alimentaire.

Or, plusieurs défis menacent aujourd’hui l’avenir du secteur agricole. Au cours des dernières années, la valeur des terres agricoles au Québec a connu une hausse importante, rendant l’accès à la terre plus difficile pour la relève agricole. Les changements climatiques fragilisent également les récoltes et les élevages, tandis que l’insécurité alimentaire continue de progresser dans plusieurs régions du Québec.

Face à ces enjeux, nous croyons que le gouvernement du Québec doit reconnaître pleinement le potentiel de l’économie sociale et des initiatives collectives pour renforcer la résilience de notre système alimentaire.

Faire de l’Est de la Montérégie un leader de l’autonomie alimentaire

L’Est de la Montérégie possède tous les atouts nécessaires pour devenir un chef de file des systèmes alimentaires territoriaux. Cette approche favorise la collaboration entre les producteurs agricoles, les transformateurs, les distributeurs, les consommateurs et les organisations locales afin de renforcer l’approvisionnement alimentaire régional et l’autonomie alimentaire des territoires.

Pour concrétiser ce potentiel, plusieurs actions devraient être priorisées :

  • Soutenir le développement de pôles logistiques agroalimentaires régionaux permettant l’entreposage, la transformation, le transport et la commercialisation des produits alimentaires locaux.
  • Favoriser l’accès aux terres agricoles pour la relève agricole et les entreprises collectives, notamment en limitant la spéculation foncière et en soutenant des modèles innovants comme les fermes collectives et les fiducies d’utilité sociale agricole.
  • Adapter les programmes gouvernementaux afin que les OBNL et les entreprises d’économie sociale en agriculture puissent accéder plus facilement au financement et aux mesures de soutien.
  • Renforcer les circuits courts alimentaires pour que davantage de produits cultivés et transformés dans l’Est de la Montérégie soient consommés localement, générant ainsi des retombées économiques directes pour les communautés.

Investir dans l’économie sociale agroalimentaire

Au-delà de la production agricole, il s’agit d’investir dans une économie qui maintient la richesse dans les territoires, soutient les producteurs d’ici, favorise les entreprises collectives et garantit un accès accru à des aliments frais, sains et locaux.

Le développement de l’économie sociale en agroalimentaire constitue un levier concret pour accroître la résilience des communautés, assurer la vitalité des milieux ruraux et renforcer la sécurité alimentaire partout au Québec.

Un appel aux partis politiques

Dans le cadre de cette campagne électorale québécoise, nous invitons les partis politiques à faire de l’autonomie alimentaire, de la protection des terres agricoles, de l’accès à la terre pour la relève agricole et du soutien à l’économie sociale agroalimentaire des priorités pour l’avenir du Québec.

L’Est de la Montérégie nourrit déjà une grande partie du Québec. Donnons-lui les moyens de continuer à le faire durablement en soutenant la relève agricole, les entreprises collectives, les circuits courts et les infrastructures alimentaires de proximité qui renforceront la résilience de nos communautés pour les décennies à venir.

 

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